Bourses pour les étudiants à temps partiel : la FAEUQEP exige l’équité pour les Québécois


La Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP), dont l’AGEEFEP fait partie, multiplie les efforts pour relancer une revendication vieille de plusieurs années : l’ajout de bourses au programme d’aide financière pour les études à temps partiel.

Une récente initiative du gouvernement fédéral a contribué à relancer le dossier. Ottawa a en effet annoncé qu’il consacrera 33 millions $ en bourses pour les étudiantes et les étudiants à temps partiel. Ce programme s’applique dans toutes les provinces, sauf au Québec, qui dispose de son propre régime d’aide financière. Le Québec recevra sa part de la cagnotte de 33 millions $, mais elle sera versée au Fonds consolidé de la province, car la loi québécoise sur l’aide financière ne permet pas le versement de bourses pour les études à temps partiel. Qu’à cela ne tienne, estime la FAEUQEP, le temps est venu d’amender la Loi pour corriger le déséquilibre qui pénalise les Québécois comparativement aux autres Canadiens.

Le président de l’AGEEFEP, M. Denis Sylvain, qui est également le président de la FAEUQEP, souligne que plusieurs organismes appuient la revendication de la Fédération, notamment l’Association canadienne d’éducation des adultes des universités de langue française (ACDEAULF) l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) et même les États généraux de l’Enseignement supérieur, qui se sont tenus les 4, 5 et 6 mai. Tout indique que l’Union étudiante du Québec (UEQ) ajoutera son appui.

À la demande de la FAEUQEP, le Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFÉ), qui a la responsabilité de conseiller le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur en cette matière, a accepté d’inscrire la question à l’ordre du jour de sa prochaine rencontre.

La Fédération mise aussi sur la prochaine campagne électorale pour connaître le point de vue des partis politiques. Une rencontre avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Hélène David, aura lieu prochainement et une rencontre est également prévue avec le critique de la Coalition Avenir Québec sur l’enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge. Le Parti québécois et Québec solidaire seront également invités à faire connaître leur point de vue.