Assemblée générale 2014


 

Cahier du participant de l’Assemblée Photos de l’assemblée générale 2014


 

Samedi 22 novembre 2014

La 15e assemblée générale fait le point sur les dossiers prioritaires de l’AGEEFEP

La décision du gouvernement élu en avril dernier de ne pas donner suite au Sommet sur l’enseignement supérieur a empêché les étudiants adultes de faire valoir plusieurs de leurs revendications à la Commission parlementaire qui devait clore le Sommet. Ces revendications demeurent cependant dans les cartons de l’Association.

La 15e assemblée générale de l’AGEEFEP, tenue le samedi 22 novembre, a pris acte de la déception de l’Association, mais aussi de l’ensemble des partenaires de la communauté universitaire qui ont mis temps, argent et énergie pour participer aux diverses phases du Sommet sur l’enseignement supérieur. En vain, puisque l’ultime phase de l’exercice n’a jamais eu lieu.

Par la Fédération des associations étudiantes universitaires du Québec en éducation permanente (FAEUQEP), dont elle est membre, l’AGEEFEP demandait notamment l’ajout de la formation continue aux trois missions traditionnelles de l’université (enseignement, recherche et services aux collectivités), la création d’un mécanisme d’appel indépendant auquel pourraient recourir les étudiants qui s’estiment victimes d’une décision injuste, notamment dans l’octroi d’équivalences de cours lorsqu’ils changent d’université, ainsi que la réalisation d’une étude sur les défis que pose le développement de l’enseignement à distance dans le réseau universitaire.

 

L’aide financière aux études

La perspective est cependant meilleure en ce qui regarde la revendication d’améliorer le régime de l’aide financière pour les étudiants à temps partiel en y ajoutant des bourses proportionnelles à ce qui est accordé aux étudiants à plein temps. Présentement, seuls des prêts sont accessibles aux étudiants à temps partiel à très faible revenu.

L’AGEEFEP demandait depuis plusieurs années qu’une étude soit effectuée sur la condition socio-économique des étudiants à temps partiel de tout le Québec. Or, cette étude est présentement en cours et les résultats devraient être rendus publics en février 2015. Sur la base de nos propres données, nous avons toutes les raisons d’espérer que les résultats de cette étude nous fourniront des arguments à l’appui de notre revendication.

 

La fiscalité

L’assemblée générale a par ailleurs adopté une résolution pour s’opposer à la demande de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) d’éliminer la déduction fiscale de 8 % pour les droits de scolarité et d’utiliser l’argent économisé pour améliorer le régime de l’aide financière aux études. Les membres de l’AGEEFEP partagent certes ce dernier objectif, mais ils s’opposent à ce qu’il se réalise au détriment des étudiants à temps partiel.

Ce n’est pas le seul aspect de la fiscalité auquel s’intéressent l’AGEEFEP et la FAEUQEP. Celle-ci a en effet présenté un mémoire à la Commission de consultation sur la fiscalité québécoise. Outre la question de la déduction fiscale de 8 %, la Fédération a proposé diverses mesures qui permettraient au gouvernement de recueillir entre 1 et 2 milliards $ de revenus supplémentaires sans affecter la classe moyenne, dont celles-ci :

 

  • L’imposition des gains de loterie de plus de 5 000 $, comme cela se fait aux États-Unis et en Europe
  • L’élimination, pendant un certain nombre d’années, des primes des dirigeants des sociétés d’État
  • L’imposition d’une redevance de 0,01 $ le litre aux entreprises grandes consommatrices d’eau
  • L’élimination de l’exemption d’impôt de 25 % sur les régimes d’options d’achat d’action, un privilège indu dont bénéficient de nombreux dirigeants de grandes entreprises.

 

Les affaires relatives aux études

Dans les affaires relatives aux études, on note que le service de reconnaissance des acquis expérientiels fonctionne rondement. En 2012-2013, 65 dossiers ont été traités et 15 d’entre eux ont été évalués. Sur ces 15 dossiers, 13 ont été acceptés et les candidats ont obtenu en moyenne 2,5 cours. Le temps requis pour préparer un portfolio se situe entre 10 et 20 heures. Pour la présente année, 45 dossiers étaient en cours au début de novembre. Les femmes constituent 95 % des candidats à la reconnaissance des acquis; elles sont âgées en moyenne de 35 ans et 98 % étudient à temps partiel.

En ce qui concerne la création de baccalauréats par cumul de certificat avec appellation (BACCAP), la Sous-commission des études de 1er cycle sera saisi cette semaine d’un cadre stipulant les principes et les règles de création de ces baccalauréats. La Faculté de l’éducation permanente (FEP) a toujours espoir de créer un premier BACCAP avant la fin de l’année.

La FEP poursuit également ses efforts pour obtenir l’autorisation d’offrir des programmes d’études supérieures.

 

Les Services aux étudiants

Un sondage mené cet automne auprès des membres a permis de constater que les étudiantes et les étudiants de la FEP utilisent davantage les Services aux étudiants (SAE) que dans le passé. Cela n’est visiblement pas étranger au fait qu’environ 30 % des membres de l’Association étudient à temps plein, un phénomène qui s’est amplifié au cours des dernières années.

Au moment où l’AGEEFEP a procédé au sondage, elle ignorait que la direction des Services aux étudiants s’apprêtait elle aussi à sonder tous les étudiants de l’UdeM pour connaître leur utilisation et leur perception des SAE. Ce deuxième sondage nous permettra de comparer les données et, éventuellement, de proposer des mesures pour mieux répondre aux besoins de nos membres.

Enfin, la santé financière de l’AGEEFEP est excellente, notamment du fait d’un contrôle serré des dépenses combinée à une augmentation importante du nombre d’étudiants l’an dernier et pour l’année en cours.