Repères historiques


Introduction

L’AGEEFEP est née d’un sentiment de marginalisation chez les étudiants et les étudiantes de l’éducation permanente. Jusqu’au milieu des années 80, il n’existait aucune association étudiante parmi les dizaines de milliers d’adultes engagés dans des études universitaires au Québec. Comme aujourd’hui, la grande majorité d’entre eux occupaient un emploi et menaient des études à temps partiel, le soir ou les fins de semaine, généralement dans des programmes de certificat à caractère professionnel.

Dans le cahier de la revue Cité éducative publié en 1995 à l’occasion du 10e anniversaire de l’Association, on décrivait la situation dans les termes suivants : « Ramenons nos montres à l’heure de 1984. Il est 18 h, et des hordes d’étudiantes et d’étudiants déambulent dans les corridors de l’Université de Montréal. Malgré l’affluence, tous les bureaux sont fermés, et il en va de même des cafétérias, des magasins, des librairies et de tous les services universitaires. Le quidam qui se pointe devant les machines distributrices peut se compter chanceux d’en dénicher une qui n’a pas été complètement vidée au cours de la journée : il pourra se mettre sous la dent deux bouchées d’un fromage cheddar fade accompagné de deux biscuits secs avant d’aller se taper trois heures de cours dans une classe tantôt frigorifiée, tantôt surchauffée. C’est que la Faculté de l’éducation permanente figurait en queue de la liste des facultés pour le choix des locaux de cours! »

À cette époque, on disait volontiers que la clientèle de l’éducation permanente constituait une productive vache à lait pour l’Université, car elle coûtait peu et rapportait beaucoup. À l’absence de services s’ajoutaient bien d’autres irritants : la qualité et la pertinence des programmes au regard des besoins des étudiants et des étudiantes, les redondances dans les programmes, l’inadaptation des méthodes pédagogiques et le préjugé persistant, dans la faction la plus conservatrice de l’université, à l’égard des certificats, perçus comme une formation universitaire de deuxième ordre.

Renaissance du mouvement étudiant

Une université accessible aux adultes

Pour un système d'équivalences de cours

D'autres revendications

Une grève de trois jours

La bataille de la loi d'accès à l'information

La campagne des cartes postales

Élargir le mouvement étudiant adulte